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Archivage en mairie : structurer la gestion des archives face aux contraintes d’une collectivité

Face aux enjeux de gestion des archives dans les collectivités territoriales, structurer un archivage conforme aux obligations légales et aux exigences départementales devient un levier essentiel de performance et de conformité.

Dans ce témoignage, découvrez comment une commune a repris le contrôle de ses archives, du tri des documents à la mise en place d’un plan de gestion structuré et durable.

Mis à jour le
Everial

À Saint-Symphorien-d’Ozon, la gestion des archives communales est progressivement devenue un enjeu prioritaire. Entre accumulation de documents, absence de tri structuré et difficultés à appliquer les délais de conservation, la commune faisait face à une situation fréquente : un archivage dispersé, difficile à piloter et de plus en plus contraignant au quotidien.

Pour mieux comprendre ces problématiques, la municipalité de Saint-Symphorien-d’Ozon a partagé son retour d’expérience. La commune souligne un point clé : dans une collectivité, structurer l’archivage implique de composer avec des contraintes organisationnelles, réglementaires et budgétaires.

Les principaux défis identifiés par la commune :

  • Mettre fin à la dispersion des documents présents dans différents services
  • Réduire le volume des archives accumulées sans tri systématique
  • Appliquer concrètement les délais de conservation des documents
  • Accélérer la dématérialisation pour limiter la production de papier

Face à ces enjeux, la commune a choisi d’externaliser une prestation de reprise et de tri avec l’aide d’EVERIAL afin de reprendre la gestion des archives et de structurer un fonctionnement pérenne.

Des archives accumulées et un manque d’espace devenu critique

Avant de structurer ses archives, la commune a dû faire face à une situation d’urgence : des archives dispersées sur site et des espaces de stockage arrivés à saturation.

Des archives dispersées et des espaces limités

À Saint-Symphorien-d’Ozon, les archives municipales n’étaient pas centralisées. Avec le temps, l’accumulation des dossiers liés à l’activité administrative est devenue difficile à maîtriser et à exploiter.

La municipalité souligne un point clé : « Le premier enjeu concerne la gestion des espaces de stockage. Les archives étaient réparties dans différents espaces de la commune. »

Ce morcellement compliquait la gestion des archives publiques et rendait toute mise en œuvre d’un plan de tri et de classement plus complexe. Avant même d’aborder les obligations réglementaires départementales, la collectivité devait reprendre la maîtrise de l’organisation physique de ses archives en mairie.

Réduire le volume pour éviter une saturation progressive

Comme expliqué, la question du volume est rapidement devenue centrale. Pendant des années, les documents ont été conservés sans tri, sans reprise de stock ni récolement.

Dans des locaux déjà contraints, cette accumulation rendait l’accès à l’information difficile et ralentissait les recherches documentaires. Comme le résume la commune : « Réduire le volume des archives permettrait déjà de limiter les besoins en nouveaux espaces de stockage. »

L’enjeu n’était donc pas d’augmenter les capacités de stockage, mais de redonner de la valeur aux fonds existants : trier, classer et procéder à la destruction réglementaire lorsque cela est nécessaire.

Reprendre le contrôle : tri, délais de conservation et remise en ordre

Pendant des années, l’archivage s’est fait par habitude plus que par méthode. Sans démarche structurée ni mise à jour régulière, les documents administratifs se sont accumulés, repoussant une reprise de stock pourtant essentielle à une bonne gestion des archives.

Une reprise de stock jamais réellement effectuée

« La reprise de stock n’avait pas été réalisée depuis plusieurs années, et les archives étaient conservées sans véritable suivi des durées réglementaires. »

Ce constat met en évidence un manque de pilotage : les documents d’archives s’accumulent sans prise en compte des durées légales de conservation, pourtant encadrées par la loi et le Code du patrimoine applicable aux archives des communes. Cette absence de suivi fragilise la gestion documentaire et la mise en conformité avec les obligations réglementaires en vigueur.

Des délais de conservation insuffisamment maîtrisés

Au sein des services municipaux, certains documents ont été conservés par prudence, entraînant progressivement la saturation des espaces de rangement.

Cette pratique, fréquente dans les collectivités, conduit à une surconservation des documents, alors même que le cadre réglementaire autorise leur élimination sous certaines conditions, notamment via un bordereau d’élimination validé par le contrôle scientifique et technique des archives de France. Elle limite également l’accessibilité et l’utilisation optimale des ressources documentaires.

Identifier les documents à conserver, détruire ou archiver

Reprendre le tri suppose d’accepter que certains documents ne doivent pas être conservés.

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Dans une collectivité territoriale, la conservation du papier reste un réflexe fortement ancré par souci de sécurité et de traçabilité.

Commune de Saint-Symphorien-d’Ozon

Il devient donc essentiel d’identifier clairement les documents à valeur probante ou relevant du patrimoine, ceux à archiver dans un système d’archivage électronique sécurisé, et ceux pouvant faire l’objet d’une destruction encadrée. Cette étape clé s’inscrit dans une démarche globale de gestion documentaire et de conservation des archives.

Conduite du changement : accompagner les agents vers de nouvelles pratiques

Dans la fonction publique, les habitudes de conservation restent solidement ancrées. La commune a compris que la réussite du projet reposait avant tout sur l’accompagnement des agents et leur association dans la démarche.

Faire évoluer les habitudes liées au stockage papier

Faire évoluer ces habitudes ne se décrète pas, surtout dans un environnement public où la conservation du papier reste un réflexe ancré dans les pratiques administratives locales. La commune rappelle qu’« il est essentiel d’accompagner les agents dans le changement, notamment dans leur manière d’appréhender la numérisation. »

Cette transformation implique une sensibilisation progressive aux enjeux de l’archivage électronique, à la sécurité des données personnelles, à la confidentialité et à l’accessibilité de l’information, tout en intégrant des outils informatiques adaptés aux usages des collectivités.

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Sensibiliser les agents

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Faire évoluer les habitudes

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Structurer les modes opératoires

Mettre en place des modes opératoires clairs et partagés

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Il est essentiel de définir des règles claires : combien de temps conserver un document, quand le détruire ou l’archiver. Sans cadre partagé, l’accumulation devient inévitable.

Commune de Saint-Symphorien-d’Ozon

En posant des règles claires et des instructions concrètes, la collectivité peut sortir d’une logique d’accumulation pour aller vers une gestion maîtrisée des archives, fondée sur un cadre de classement structuré, des durées de conservation définies, et une prise en charge homogène des documents d’archives à chaque étape du cycle de vie documentaire.

Un cadre budgétaire et administratif spécifique aux communes

Dans une collectivité, un projet ne se décide pas uniquement sur ses enjeux : il engage la responsabilité de l’administration, du maire et des élus, et doit s’inscrire dans un cadre budgétaire précis, conforme aux obligations légales et aux règles du service public. La gestion des archives s’intègre ainsi dans une logique de pilotage global des ressources et des données administratives.

Des dépenses inscrites au budget et strictement encadrées

Dans une commune, toute prestation doit être validée par le conseil municipal et financée par des crédits votés. Ce processus est encadré par le Code général des collectivités territoriales (CGCT), qui définit les règles budgétaires et les engagements financiers des collectivités, notamment en matière de gestion documentaire, d’externalisation et de prise en charge des archives publiques dans le respect du droit et de la réglementation en vigueur.

Des délais liés aux subventions et à l’exercice comptable

À Saint-Symphorien-d’Ozon, le calendrier a été déterminant. Une subvention accordée par la communauté de communes devait être utilisée en 2025, ce qui imposait de réaliser la reprise de stock avant la fin de l’année. Or, le Centre de gestion (CDG 69) ne pouvait intervenir qu’à partir de l’année suivante.

La commune devait ainsi s’assurer que la mission serait réalisée dans les délais et dans le budget voté par le conseil municipal. EVERIAL a été retenu pour sa capacité à mobiliser les ressources nécessaires et à garantir la réalisation de la prestation dans les délais impartis.
La commune recherchait un partenaire capable de proposer une solution d’archivage adaptée aux contraintes locales et au calendrier du projet.

Mutualisation et ressources limitées au sein des collectivités


Au-delà des contraintes budgétaires, la question des moyens humains reste centrale. À Saint-Symphorien-d’Ozon, l’archiviste n’est pas dédié à temps plein : il intervient à temps partiel, dans une logique de mise à disposition avec d’autres communes. Cette organisation reflète la réalité de nombreuses collectivités, où chaque structure doit composer avec des ressources limitées et des expertises rares en archivage.

Dans ce contexte, un service ou organisme public ne peut pas toujours disposer de toutes les compétences en interne, notamment pour gérer efficacement les documents d’archives et assurer leur conservation. La municipalité souligne d’ailleurs que cette fonction gagnerait à être organisée à l’échelle intercommunale afin de mutualiser les ressources, structurer les pratiques et améliorer la gestion documentaire sur l’ensemble du territoire.

Vers une gestion documentaire plus structurée et plus cohérente

La reprise de stock ne se limite pas à un tri ponctuel. Elle vise à remettre de la méthode dans un fonctionnement construit au fil des années par accumulation, en structurant la gestion des documents d’archives et en posant les bases d’une véritable politique documentaire au sein de la collectivité.

L’objectif est désormais clair : éviter que la situation ne se reproduise et inscrire la gestion des archives dans une logique durable, conforme aux obligations légales et aux règles du code du patrimoine.

Cela passe par des pratiques mieux structurées, un récolement des archives régulier, une vigilance accrue relative aux délais de conservation, ainsi qu’une réflexion sur la numérisation, l’archivage électronique et la sécurisation des données pour limiter la production de papier.
La municipalité estime qu’« il serait pertinent d’accompagner progressivement les communes vers une logique de réduction du papier et de dématérialisation des usages. »

Mais cette ambition reste mesurée. À Saint-Symphorien-d’Ozon, il ne s’agit pas de transformer brutalement les usages, ni de déployer une solution d’archivage hors de portée. L’objectif est d’avancer étape par étape : trier régulièrement, structurer les pratiques et formaliser des règles communes adaptées aux contraintes locales.

« À terme, l’objectif serait de disposer d’une GED centralisant l’ensemble des documents numérisés afin de simplifier l’accès à l’information pour les services. »
Un objectif à long terme. Pour l’heure, l’essentiel est d’avoir repris le contrôle, de mieux gérer les fonds d’archives et de poser les bases d’une gestion des archives plus sereine, structurée, sécurisée et durable, au service de l’intérêt public.

Dans ce type de démarche, l’accompagnement joue un rôle clé. Structurer ses archives, reprendre un stock ou faire évoluer les pratiques internes nécessite à la fois une expertise technique, une bonne connaissance du cadre réglementaire et une capacité à s’adapter aux contraintes propres à chaque collectivité.

C’est dans cette logique qu’EVERIAL accompagne les communes, en apportant des méthodes éprouvées, des outils adaptés et un appui opérationnel à chaque étape : du diagnostic initial jusqu’à la mise en place de pratiques durables.

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Dans les collectivités, l’enjeu ne se limite pas à traiter un volume d’archives existant. Il s’agit surtout de remettre en place un cadre de gestion pérenne, adapté aux usages et aux contraintes du terrain. C’est cette approche pragmatique qui permet d’inscrire les projets dans la durée.

Florent BARBONI

Florent BARBONI

Responsable marché Secteur Public chez EVERIAL
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